FRANCE
Les dix-huit pièces qui achèveront ce rapide survol du "Rossignol éperdu" ont été inspirées à Reynaldo par différents visages de son pays d'adoption: La cathédrale de Bourges, le musée d'Orléans, le palais de Fontainebleau, Paris, bien sûr et enfin Versailles, ville pour laquelle il éprouvait une véritable prédilection.
Poème n°42: Le petit mail (Orléans, 1908)
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Dans
son journal Reynaldo parle du séjour qu'il fit à Orléans en 1908; il visite
l'Hôtel de Ville et demande au concierge: "Qui est le conservateur?- C'est
moi qui essuie, monsieur." (1) Ce mot qu'il
rapporte est un exemple de l'humour dont il était si friand. Il écrit plus loin:
" Je vais à la recherche de la maison habitée dans sa jeunesse par Calvin,
je ne la trouve pas. Mais je trouve une sorte de petit mail pauvre et nu où
il me semble voir passer la fine et grave silhouette de cet étudiant à l'œil
de feu aux joues tirées." (2)
Ce poème est sous-titré" Rêveries de Calvin adolescent ". Une page
de polyphonie à quatre voix dans une mesure à 5/8.
L' écriture est raffinée, les modulations sont expressives; il faut remarquer
dans la coda la partie de ténor qui énonce le thème en augmentation et l'étrange
cadence si peu conclusive
Poème n°45: Vieux
bahuts (Musée d'Orléans)
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Ce
poème que Reynaldo rapporta, tout comme le précédent, d'Orléans est loin d'être
une réussite; l'écriture est alambiquée, les modulations tarabiscotées et l'
inspiration mélodique vraiment pauvre.
Que vient faire ce laborieux et ennuyeux
devoir de contrepoint dans l'œuvre de Reynaldo ?
Poème n°37: L'ange Verrier (1910, Cathédrale de Bourges, Vitraux)
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"
Une des plus belles pages du "Rossignol éperdu", c'est en ces termes
que Mme Magda TAGLIAFERRO
m'a parlé de ce poème.
Ces six pages au lumineux scintillement impressionniste sont construites sur
un thème principal qui alterne avec trois idées secondaires dans l'esprit d'un
rondo.
A- Ce premier thème "balancé, cristallin" présente deux éléments
mélodiques distincts sur un accompagnement en arpèges brisés descendants
a1- arpèges ascendants
a2- formule de broderies
B- Ce motif secondaire sur pédale de dominante reprend une formule de
broderies en doubles- notes issue de a2.
C- Ce thème superpose trois plans:
-soprano en valeurs longues
-contre-chant en doubles croches
-accompagnement en arpèges
On retrouve cette même disposition dans la quatrième barcarolle opus de FAURE
(p.4)
D- Ce dernier motif est également issu de a2, il présente un mouvement
continu de sixtes parallèles dans l'aigu du clavier.
Ces quatre éléments thématiques se développent dans un langage harmonique raffiné
qui utilise les sonorités cristallines et scintillantes de l'aigu du piano.
L'usage des deux pédales enveloppe ces harmonies colorées d'un halo caractéristique
du flou impressionniste.
A remarquer la cadence conclusive avec accord de sixte ajoutée.
Poème n°23: Les héliotropes du Clos-André (Maisons-Laffitte - 1910)
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Une
délicate polyphonie à quatre voix caractérise cette courte forme ABA.
A- Une mélodie simple et conjointe se déroule dans 1a calme mesure à
6/8, soutenue par des accords en valeurs longues
B- La section centrale à 1'équilibre ternaire oppose une polyphonie dense
au chromatisme expressif à un rappel de A dans le ton de la sous-dominante.
A- Le thème est repris au ténor puis au soprano. La pièce s'achève sur
l'accord de tonique appoggiaturé.
Poème n°40: Faunesse dansante (Le Rosso-Palais de Fontainebleau)
Courte
forme ABA essentiellement décorative
A- la ligne mélodique, très ornée et d'une grande souplesse rythmique,
se déploie dans un ambitus très large et brode les notes essentielles du ton
(tonique et dominante en Ré bémol). Cette arabesque est soutenue par des accords
simples sur double pédale de tonique et dominante.
B- la partie centrale présente un caractère rythmique plus affirmé et
oppose à l'harmonie stable de A une succession de modulations intéressantes.
A- il faut remarquer dans ce poème la perfection de la structure symétrique
en effet la seconde section de A est reprise avant la première, conférant
à la pièce le schéma suivant: A1 - A2 - B - A2 -
A1
Une coda de dix mesures, sur pédale de dominante, est basée sur des formules
de broderies de la tonique et de la dominante.
Les trois pièces suivantes évoquent Paris: d'abord les Tuileries avec " Soleil d'automne " puis la Seine avec " Effet de nuit sur la Seine " enfin une flânante " Matinée parisienne ".
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Ce
poème porte en exergue ces mots de Madame de SÉVIGNÉ:
" Ces beaux jours de cristal ... "
Trois courtes pages dans l'esprit d'un rondo très libre.
A- Le refrain expose une ample mélodie peu modulante à la rythmique souple
(juxtaposition binaire/ternaire) sur un accompagnement d'arpèges ascendants
B- Le premier couplet présente un thème statique en accords sur un accompagnement
calme et balancé (à 9/8) formant pédale.
A- Bref rappel de la tête du thème en quatre mesures en Do.
C- Une mélodie très modulante et expressive est confiée au registre de
ténor sur accompagnements en sixtes parallèles à la main droite.
A- Dans ce dernier refrain des accords remplacent l'accompagnement d'arpèges;
le thème s'éloigne peu à peu, dans les dernières mesures il est pris en augmentation
progressive.
Poème n°24: Effet de nuit sur la Seine
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Dédié
" à M. Édouard RISLER ", ce pianiste qui fit tant pour l'œuvre de
son camarade Reynaldo, ce poème nocturne dégage un parfum nettement impressionniste.
L'intérêt de cette pièce, de forme ABA, dépasse de loin celui des deux
nocturnes que nous proposait la "série orientale" du " Rossignol
éperdu " (no33 et n°34).
A- Deux mesures installent la formule d'accompagnement qui servira de
fond sonore à toute cette première section: un balancement calme et sombre à
la fois brode à contre-temps l'accord de tonique sur pédale. L'indication "avec
beaucoup de pédale" renforce l'atmosphère pesante et morbide qui entoure
la promenade du noctambule sur les berges désertes du fleuve. Le thème, en valeurs
longues, entre à la troisième mesure; il est ascendant par paliers successifs
dans un ambitus restreint (quinte) et une rythmique obsédante de trochée (A1)

Le conséquent A2, plus modulant et dans une courbe descendante régulière,
est superposée à une basse mouvante. A1
est repris en octaves.
B- Cette section centrale, tout comme A, comprend deux éléments
distincts: B1 est simplement
formé de gammes chromatiques ascendantes dans le registre grave du clavier.
B2 reprend la cellule rythmique de
A1 sur une courbe mélodique tournant de façon insistante autour d'elle-même.
Ces deux éléments alternent.
A- Le retour abrégé de la première partie n'apporte pas de modification.
Poème n°28: Matinée parisienne
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Totalement
opposée aux sombres échos de la pièce précédente, voici un poème dont le charme
mélodique renoue avec la grâce des oeuvres de la première période sans pour
autant abandonner les raffinements d'écriture et les subtilités harmoniques
qui sont venus enrichir le langage du musicien.
Un matériel thématique abondant, une grande liberté de tempi et des changements
brusques d'atmosphère dans une forme ABA très élargie au caractère apparemment
improvisé, évoquent les nombreuses péripéties qui viennent émailler une "matinée
parisienne ".
A- Le premier motif a1 dans des carrures régulières de huit mesures
présente une mélodie calme évoluant dans un ambitus large et délicatement superposé
à un contre-chant du ténor. Le motif suivant, a2, consiste en 1a répétition
d'une cellule d'une mesure sous une harmonisation toujours différente en accords
brisés puis en arpèges
Le motif a1 est repris sans modification en huit mesures.
B- Cette partie centrale, largement développée, présente trois motifs
mélodiques qui alternent:
b1- Ces quatre mesures "comme siffloté, rêveusement" utilisent
le registre aigu du clavier sur une pédale de dominante syncopée.
b2- Motif plus animé et sombre dialogue entre les deux mains sur un accompagnement
d'arpèges.
b3- est un motif tranquille en Fa, sur pédale de dominante.
Une transition modulante de huit mesures au caractère improvisé superpose à
une ligne mélodique en valeurs longues des accords brisés alternant entre les
deux mains
A- Pour respecter la symétrie de la pièce c'est a2 qui est tout
d'abord repris, en imitation puis en canon à l'octave. La reprise de a1
développe tout particulièrement le conséquent du thème.
Une brève coda rappelle l'antécédent du motif b3.
Les
neuf derniers poèmes du " Rossignol éperdu" évoquent différents aspects
de Versailles: ses jardins à la française, ses bassins, son histoire, son musée
...
I1 faut noter que le journal de Reynaldo offre en de très belles pages plusieurs
descriptions des charmes de la cité royale. (3)
Poème n°41: Les noces du Duc de Joyeuse (Musée de Versailles, automne 1910)
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"
Dans les Noces du Duc de Joyeuse nous retrouvons le charme particulier à la
musique de Reynaldo HAHN et l'élégance de forme dont il sait la revêtir. Tour
à tour rêveur, alerte ou tendre, cette pièce fait songer à une dame de VÉRONÈSE
ou du TITIEN, à la fois exquise et majestueuse dans sa robe de brocart, et qui
sourirait vers quelque lagune mystérieuse... "
C'est ainsi qu'Henri HEUGEL présentait ce délicat pastiche aux lecteurs du "
Ménestrel " du 23 Novembre 1913.
Cette danse de forme ABA emploie des formules mélodiques simples, une
rythmique carrée et une harmonie rudimentaire teintée parfois de modalité.
A- Dans des carrures de sept mesures cette première section en Ré expose
un thème en deux parties: antécédent + conséquent. L'antécédent est placé sur
double-pédale de tonique et de dominante formant bourdon
Le conséquents dans une stricte écriture à 3 voix, présente une ligne mélodique
à l'ornementation clavecinistitique.
Le thème est repris sur double-pédale arpégée sur plus de deux octaves (à noter
l'emprunt au mode de la finale Ré).
B- Cette partie centrale moins développée que A propose un thème
en périodes de trois mesures accompagné par des quintes consécutives.
Tout comme dans A 1e thème est repris
sur un accompagnement d'arpèges.
A- La reprise est écourtée.
Poème n°46: Hommage à Martius (1908)
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C'est
par cette pièce que commence la quatrième et dernière série du "Rossignol
éperdu" intitulée "Versailles".
" C. Martius, de l'ordre
équestre, ami du dieu Auguste, inventa l'art de tondre les bosquets. (Pline,
Hist. Nat. XII, 2)"
Ces
vingt et une mesures suivent le schéma ABA.
A- Cette première partie est basée sur une formule mélodique d'une mesure
constamment répétée dans des harmonisations toujours différentes. L'écriture
est à 4 voix: la basse joue le rô1e de pédale de tonique, les parties intermédiaires
cheminent chromatiquement et parallèlement
Le thème est ensuite repris par la basse superposé à des accords de la main
droite.
B- Le motif mélodique expressif et syncopé est également confié à la
main gauche, sur accompagnement d'accords à la main droite
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A- Cette pièce met en valeur la préciosité du langage harmonique de Reynaldo; dans la reprise de l'élément initial, il modifie une fois de plus l'harmonisation de la cellule mélodique.
Poème n°47: La Reine au jardin (Mémoires de Mme Vigée-Lebrun)
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" Un sceptre est inutile avec tant de beauté " (La Harpe) " Elle
va par les escaliers... " (Verlaine)
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Cette
courte page présente un thème de sept mesures qui sera joué trois fois, les
seules modifications toucheront son harmonisation.
La ligne mélodiques d'une simplicité gracieuse, présente un rythme uniformément
pointé; l'accompagnement calmement, un accord par temps, "pas arpégé"
dans les deux premières sections, "arpégé" dans la dernière.
Poème n°48: Le réveil de Flore (Versailles, Bassin du Printemps, 1910)
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" Voici la saison joyeuse du délicieux printemps " (Baïf)
Une
pièce enjouée et brillante, toute bruissante d'arpèges fluides; un souffle charmant
de jeunesse exubérante passe à travers ces six pages qui ont toute la spontanéité
d'une improvisation.
Le thème générateur de toute la pièce est caractéristique de Reynaldo par sa
simplicité, son lyrisme délicat et son accompagnement discret.
Un deuxième élément mélodique superpose à des arabesques de la main droite des
formules de duolets.
Figures décoratives ou cadencielles et passages purement mélodiques alternent
dans une grande variété de tempi; le piano brille et s'épanche tour à tour,
aux gammes en tierces et tourbillons d'arpèges succède le retour du thème tendrement
expressif.
Poème n°49: Le banc songeur (Grand Trianon, 1910)
Courte
pièce entièrement construite sur une double pédale arpégée et syncopée.
Sur l'oscillation tranquille de la tonique et de la dominante se déroule une
ample et calme mélodie dont la couleur nostalgique est due à l'emploi du mode
de sol finale Ré. Après la partie centrale qui présente d'expressives modulations
un bref rappel de la mélodie initiale éclaire le dénouement de la pièce par
l'arrivée du mode majeur.
Poème n°50: La Fête de Terpsichore (Parterre d'eau, 1908)
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"Chaque année, par une nuit d'été, les statues de nymphes et de déesses
s'animent et passent un examen de danse devant un jury de fantômes où figurent,
en perruque et en habit de cour, Lebrun, Marsy, Tubi, Le Hongre et Girardon."
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Par son caractère essentiellement décoratif cette pièce rappelle le quarantième poème "Faunesse dansante": même profusion de gammes légères et de formules de broderies, même écriture mélodique très ornée rappelant le clavecin, même harmonie si légère qu'on la dirait "sans basses". Une musique de divertissement précieuse qui trace un tableau peuplé d'ombres dansantes et de jeux d'eau.
Poème n°5I: Adieux au soir tombant - Duo mimé (extrait de La Fête chez Thérèse)
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Le Ménestrel - 12 Février 1910: " Demain Dimanche sera donné, â l'Opéra, la répétition générale du nouveau ballet "La Fête chez Thérèse", musique de Reynaldo HAHN sur un poème de Catulle MENDES."
Ce
poème est donc la transcription "d'une des pages les plus gracieuses de
la partition", preuve qu'en 1910 la vogue des transcriptions d'œuvres lyriques
ou chorégraphiques à la mode n'est pas encore éteinte.
Ce duo mimé possède, dans la littérature pianistique romantique, un ancêtre
célèbre: la sixième romance sans paroles de l'opus 38 de MENDELSSOHN, sous-titrée
"duetto"; au lied intime Reynaldo répond par un véritable duo d'opéra
typiquement français. Le lyrisme de la mélodie qui dialogue entre les deux mains
est accentué par le mouvement entièrement syncopé de l'accompagnement en accords.
Poème n°52: Hivernale (Environs de Versailles, 1910)
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Les
formes rondo et thème varié se fondent pour donner naissance à ce poème dont
la froide ordonnance contraste avec l'expression sentimentale du numéro précédent.
A- Un thème d'accords de trois sons est joué par la main gauche seule
dans l'inhabituelle mesure à 7/4 C
B- Une ligne mélodique en valeurs longues simplement accompagnée par
des accords brisés.
A- Le refrain est varié: la mélodie du thème d'accords est doublée sur
quatre octaves, accompagnée par une pédale de dominante.
C- Dans une stricte écriture à quatre parties l'harmonie qui jusqu'ici
était restée - comme figée par le froid - dans le ton initial de fa dièse s'anime
dans une succession de modulations intéressantes
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B- est repris sans modification.
A- Le dernier refrain est à nouveau varié, il est placé sur pédale de
tonique et utilise le registre suraigu du clavier.
Poème n°53: Le pèlerinage inutile (Saint-Cloud - Pavillon bleu - Versailles, 1910)
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" que peu de temps suffit à changer toute chose! " (V.H.)
Ce
poème qui clôt le recueil en est l'une des pages les plus intéressantes tant
par son attrait mélodique que par le raffinement de son écriture harmonique.
Le schéma ABA qui est un de ceux que Reynaldo utilisa le plus fréquemment
est encore une fois décelable dans cet ultime poème.
A- Un long thème rêveur, triste et balancé est d'abord exposé à découvert,
il sera ensuite repris trois fois avec des harmonisations différentes, la deuxième
fois en octaves et la troisième en tant que mélodie intérieure (registre de
ténor) accompagnée par des accords légers.
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B- La section centrale déploie une longue arabesque tourmentée et expressive
qui dialogue avec les trois autres parties de la polyphonie.
A- Le thème de la première partie vient se greffer â l'intérieur de cette
écriture dense, il est donné en partie de ténor. Pour la dernière exposition
du thème, l'accompagnement en accords (avec une harmonisation toujours différente)
reprend, le calme rythme de trochée qui avait caractérisé ses précédents énoncés.
La mélancolie désabusée de ce dernier poème rejoint l'atmosphère nostalgique du " Frontispice " qui ouvrait le recueil que Reynaldo - le Rossignol éperdu - écrivit "avec des larmes rentrées".
(1)
Reynaldo HAHN : Notes (Journal d'un musicien)
p.257
(2) Reynaldo
HAHN : Notes (Journal d'un musicien) p.258
(3) Reynaldo
HAHN : Notes (Journal d'un musicien) p.81-83, p.99, p.120-121, p.123-128