LA GRANDE SARAH
CHAPITRE IV
Le petit chien. - A déjeuner. - L'actrice américaine. - L'extermination de quatre cents millions de Chinois. - Récits de voyage. -- Les bijoux de Sarah.
Dix heures et demie du soir.
J'arrive
au théâtre pendant qu'on joue le quatrième acte de L'Aiglon,
celui du bal. Sarah va prononcer : «Le Petit Caporal! » Je me mets derrière
le portant et, sa réplique dite, comme elle se tourne vers la coulisse, elle
m'aperçoit. Je lève mon chapeau et elle me rend un salut en simulant une inclinaison
de tête comme pour regarder au loin ; elle accompagne cette frime, exécutée
avec un tact admirable, d'un léger clignement d'yeux qui, sourire et bonjour
pour celui qui l'a saluée, est, aperçu de la salle, un effort pour mieux voir.
Dans cette mimique, les lèvres ont juste
assez de part (c'est infime, mais dosé exactement) pour que je puisse distinguer
que c'est un sourire, et pas assez pour que le public s'en doute.
Après l'acte de Wagram, Sarah semble fatiguée, elle
est haletante et respire par le nez «pour ne pas attraper un point de côté».
Cela fait s'enfler ses narines si fines et donne encore plus de noblesse à sa physionomie.
La portière baissée, j'entends Sarah qui coiffe Saryta,
rectifiant la pose de son bonnet
« C'est plus jeune ainsi, il faut qu'on te voie les
oreilles. »
Saryta proteste
«J'aurai l'air d'une pipelette.
- Pas du tout, c'est comme ça que ça te va bien, et
autrement ça te va mal ! A la bonne heure ! Comme ça, tu
es mille fois mieux !
- Oh ! tante, que je suis laide comme ça. On va crier....
- On ne criera pas, puisque je suis là. » Au moment
où elle rentre dans sa loge après le cinquième acte, deux dames arrivent.
Sarah se précipite et leur fait l'accueil le plus affectueux.
«Les connaît-elle? » nous demandonsnous.
Je
m'approche et baise le pan du manteau.
Le
parfum de Sarah est si pénétrant que, quand elle s'appuie sur votre bras,
la manche en reste parfumée pendant des heures.
11 août.
Six
heures et demie, chez Sarah. Attablée avec Saryta, elle mange des oeufs sur
le plat.
«Mettez-vous
là, jeune homme. » Elle me montre un fauteuil à sa gauche. nous commençons
à bavarder ; on parle du poulet sauté, que Sarah aime mieux à l'huile ; de
la choucroute qu'elle aime beaucoup, etc. Et, de temps en temps, je sens le
petit chien de Saryta qui me mordille les jambes ; je ne fais pas attention
et continue à parler. Sarah, tout d'un coup, commence à rire comme une folle
« Pourquoi riez-vous, madame?
-
C'est parce que c'est Simone qui vous a répondu, ce matin, par le téléphone....
» Et le fou rire continue.
Nous
continuons à causer, et toujours ce diable de petit chien me mordille les
jambes sous la table. Enfin, Sarah éclate et pouffe, en mettant la tête dans
sa serviette. Elle rit, elle rit, elle rit. Ses yeux s'emplissent de larmes.
Elle n'en peut plus, elle en devient cramoisie.
Profitant
d'une accalmie, je lui demande la cause de cette inexplicable hilarité. «
Parce que c'est d'un raté ! »
Et
elle continue à rire pendant que Simone 1 sort de dessous la table. C'était elle qui me pinçait les jambes, depuis dix
minutes. Elles avaient cru que je m'éloignerais vivement; mais moi, pensant
que c'était le petit chien, je supportais avec stoïcisme ces attaques inoffensives,
et tout avait raté. Alors Simone, désespérée,
tirait la robe de Sarah qui ne pouvait plus se retenir.
Après
cet épisode, Sarah reçoit une lettre que lui tend Pitou avec ces mots « C'est
une lettre du tigre royal.» Sarah recommence à pouffer. C'est un fourreur
de Genève, à qui elle a acheté des fourrures ; elle lui a payé son voyage
pour qu'il vienne essayer quelque chose « C'est la moitié meilleur marché.
Mon grand manteau de zibeline, vous le connaissez, m'a coûté vingt-deux mille
francs. Doucet, ici, m'en demanderait quarante-cinq mille. La couverture du
Thibet qui est sur mon lit m'a coûté, chez eux, deux cents francs, et ici
la pareille coûtait douze cents. Tout est à l'avenant ; ils n'ont pas de droits.... »
L'heure
du départ sonne; .Sarah se lève.
«Quand
vous voit-on? Quand vous pince-t-on? rectifie-t-elle. Car tout ça ne compte
pas, on ne vous voit jamais que par petites bribes. Venez-vous déjeuner demain? »
12 août.
Déjeuner
chez Sarah. Elle arrive du Bois, jeune, mince, dans une robe noire indescriptible;
fantaisie légère, raffinée.
On
se met à table. Nous sommes peu nombreux: Maurice, Parny, Mme Guérard, Maurice
Perronnet, Simone et moi. Déjeuner sans incidents frappants. On parle des
bijoux, des pierres précieuses :
«J'ai
horreur des bijoux tristes, des pierres sombres. Les bijoux doivent être gais.
Et puis, j'aime les bijoux très fouillés, les bijoux de la Renaissance. Une
belle pierre montée sur quatre griffes me laisse froide. Je déteste aussi
les diamants. »
Nous
énumérons les pierres. Sarah s'exalte sur les topazes brûlées. «C'est profond,
nuancé, bien plus beau que les diamants jaunes. »
Elle
aime les turquoises « sur la peau » (le soir, pas dans la journée), les saphirs
très clairs ; elle adore les perles.
On
parle des chemins de fer. des accidents. Elle s'indigne de ce que les wagons
de troisième classe ne soient pas aussi bien garantis contre les accidents
que les wagons de première classe.
«C'est
infâme, infâme, infâme ! » On annonce Coquelin.
«Faites-le
entrer ! »
Entrée
de Coquelin, vieilli, à ce qu'il me semble, le nez flaireur surmonté d'un
lorgnon. Il vient demander à Sarah d'être présidente d'une exposition qu'il
organise au bénéfice de la Société des Artistes Dramatiques, une exposition
de portraits de comédiens.
« Tu m'as, mon Coq, dit Sarah affectueusement, tu m'as! »
Nous
discutons sur l'opéra parlé dont Sarah est toujours occupée. Elle développe
ses idées là-dessus. Coquelin se déclare sceptique. Je lui demande quand nous
commençons nos leçons de chant 2.
Sarah
interrompt :
«
Mais tu chantes très bien, toi ! » Et, d'une grosse voix, elle imite Coquelin
dans Les Précieuses : «Oh! Oh! je n'y prenais pas garde ! » C'est tout un
saut en arrière : la Comédie-Française! Ils parlent de leur prochaine tournée,
d'artistes de troisième plan à emmener, etc. Et comme Coquelin baisse la voix
« Viens par là, » dit Sarah.
Et
elle l'emmène dans l'atelier. En se levant, son corps onduleux fait briller
les paillettes noires de la robe.
15 août.
Visite
chez Sarah. Sur le divan, surmonté d'innombrables coussins, Sarah se juche
et s'installe. Je m'assieds plus bas et Frédéric par terre. Elle parle alors
de mille choses, décrit avec drôlerie un déjeuner chez Jean Lorrain, imite
une actrice américaine qui jouait Fédora. Sarah, dans une loge, riait tellement
qu'elle avait les yeux pleins de larmes, les joues gonflées ; la salle entière
croyait qu'elle pleurait et, après la représentation, elle est allée dans
la loge de l'artiste et lui a dit ces simples mots :
« Regardez-moi. »
Elle
parle de Réjane, qu'elle aime, qu'elle admire infiniment et à qui elle trouve
«vraiment un joli corps de femme»; de X...: « Je déteste qu'on ait le derrière
par terre! » ; d'Henriette Fouquier : «Comme elle est belle! » ; de Marie
Leconte, de Brandes, de Mlle N...
«Elle
aurait pu être ravissante si elle avait voulu ! »
Après
huit jours pendant lesquels un travail m'a empêché de la voir, je suis allé dire bonsoir a Sarah dans sa loge et lui porter des fleurs. On joue L'Aiglon.
«Tiens!
Il y a un siècle qu'on ne vous a vu, » dit-elle en descendant les petites
marches qui conduisent de la scène à sa loge.
Elle
est pâle et un peu essoufflée, comme toujours après ce troisième acte tuant.
Sa loge est bondée de visiteurs. Entre autres, arrive un russe en uniforme
blanc, avec des bottes et des mains sales. Sarah, après avoir expédié, avec
cette promptitude et ce sourire qui donnent tant de charme à ses adieux, deux
ou trois personnes qui voulaient lui parler, nous dit «Je n'en ai pas l'air,
eh bien ! je suis une femme fatiguée! »
Elle
se couche sur la chaise longue; j'étends un châle sur ses pieds.
« Si vous trouvez des chaises, asseyez-vous. »
On
commence à parler des Chinois. Le monsieur aux mains sales tente de justifier
leur rôle dans la guerre avec la Russie, Sarah bondit, lui coupe la parole
en se dressant : « Quoi? Quoi ? » d'un ton bref, de sa voix de commandement,
au point que le militaire en est abasourdi.
«Non,
je ne vois pas du tout la chose comme ça ! Je n'admets pas qu'on ne puisse
pas traverser la terre dans tous les sens ! Nous sommes à un siècle où il
n'est pas permis de se barrer le chemin sur la terre. Je veux avoir le droit
d'aller en Chine si je veux, et je trouve ces genslà immondes. D'ailleurs,
j'espère bien qu'un jour on les exterminera tous !
-
Mais, madame, quatre cents millions ! - Bast ! Quatre cents millions de Chinois,
ça ne doit pas être bien difficile à tuer. J'en tuerais bien cent mille à moi toute seule ! »
Elle
poursuit sa diatribe avec une extrême vivacité. Sa tête fine et si jeune sur
le hausse-col noir, encadrée de cheveux blonds, accompagne de mouvements persuasifs
sa parole rapide et précise ; sa main droite, les doigts écartés, s'avance
et semble vous saisir.
Elle
se lève avec légèreté à l'annonce que le «décor est prêt » et se campe devant
le miroir en continuant à parler des Chinois, en se poudrant et en se mettant
du rouge aux lèvres.
«
Et puis, ils sont si laids ! J'ai horreur des gens laids comme ça. Ils sont
mal bâtis... Ils sont laids! Ils sont laids ! » Elle fait une moue de dégoût,
ses lèvres, le froncement des sourcils, tout exprime la répulsion.
«Les
japonais sont bien laids aussi; mais si intelligents, si artistes ! »
La
phrase est coupée par je ne sais quoi, et sans dire adieu, après avoir attaché
son épée à son ceinturon, elle sort de la loge, leste, vive, svelte, hardie,
et entre en scène.
A
l'autre entr'acte, je ne suis resté que peu d'instants, assez cependant, pour
assister à une petite scène amusante entre Duberry, qui apporte une photographie
à faire signer, armé d'encre, de plumes, de buvard, - car il sait que c'est
toute une affaire, - et Sarah qui veut qu'il «laisse ça là et revienne le
prendre». Duberry, doucement, hoche la tête avec une incrédulité désespérée
et Sarah répète :
«
Laissez ça là ! Laissez ça là ! »
Je
lui offre les petites branches, les feuilles, les graines.
«
Oh! qu'elles sont jolies ! Et vous ne les montriez pas ! C'est bête ! »
Elle
va dans le salon pour les mettre dans un vase et fait une petite scène ironique
à Dominga, qui a placé sur un guéridon très en vue, un pot contenant une vilaine
petite plante. Sarah empoigne le pot et le tend à Dominga. Celle-ci veut expliquer
quelque chose dans son charabia. Sarah l'interrompt
«D'abord,
ce n'est pas la peine de crier comme ça. Et puis, mets ça là ! Ce pot est
affreux ! »
Ces
choses familières, insignifiantes, prennent dans cette bouche divine une grande
force comique.
28 août.
![]()
Chez Sarah, dans l'après-midi. Elle est assise sur le grand divan, le coude sur son genou ; en blanc, sans chaînes, avec peu de bijoux, une petite broche seulement, composée d'une perle noire qui pend à une petite barrette, et des bracelets formés par trois chaînettes d'or ornées de perles ; elle en porte un à chaque bras, ce qui lui fait deux chaînes d'une couleur et d'une forme charmantes qui s'enroulent à ses poignets. Quelques bagues, entre autres, à l'index gauche, une longue opale, entourée d'un « grillage » de diamants.
On
parle de différentes choses, des voyages de Sarah, des dangers qu'elle a courus
dans des excursions insensées, de «ses chasses», du fameux ballon captif,
de toutes les extravagances qu'elle a faites et qu'elle recommencera, bien
qu'elle ait « peur de tout » 3.
Elle raconte, avec des détails et des reliefs qu'elle emprunte à la mimique,
à l'insistance de certains mots, à une prodigieuse mobilité de physionomie,
des histoires d'Amérique du Sud, d'Australie, des rencontres de serpents à
sonnettes «dardant leurs yeux de rubis sur les voyageurs », des chasses au
kangourou dans une forêt, et elle imite, d'un
mouvement évocateur et synthétique les bêtes d'abord pacifiques, puis féroces,
Surgissant d'entre les arbres. Elle raconte un épouvantable voyage, fait,
malgré les supplications de Damala et de Maurice, dans une mine, suspendue
dans un panier à charbon, et elle s'anime à ces récits, sachant qu'elle nous
intéresse et nous amuse. La pauvre Mme de Najac tremble, frémit rétrospectivement,
à la pensée de tant de dangers affreux, et Sarah, justement à cause de cela,
insiste, répète, trouve un plaisir de collégien à exaspérer affectueusement
les alarmes de la vieille dame.
Pendant
un répit, je fais à Sarah des compliments sur ses bracelets et m'étonne de
les voir pour la première fois.
«
Je vais vous dire, chéri, c'est que j'avais beaucoup de bijoux au clou. Et
je suis en train de les retirer, parce que j'ai gagné de l'argent. Il y en
avait pour soixante-quinze mille francs. Moi, je ne vois rien de mal à dire
qu'on a des bijoux au clou; on emprunte de l'argent à l'État, qui vous le
fait payer très cher. Je suis enchantée de le raconter, c'est ma vengeance.
Et je ne dois rien à mes amis. Voilà ! »
Elle
est assise par terre, devant la cheminée, pour « chauffer son petit dos » ; la robe de satin se drape sur elle en plis luisants.
6 septembre.
Cet
après-midi, boulevard Péreire, Sarah, tout en posant devant Frédéric, s'est
entretenue avec nous des projets de Fortuny. Très intéressée, elle a déclaré
vouloir charger ce dernier des nouveaux décors de La
Princesse lointaine.
Tout
d'un coup, elle s'est endormie, la tête sur le bras, et Frédéric a fait d'elle
en quelques minutes, un petit pastel frappant.
7 septembre.
A
neuf heures du matin, heure à laquelle Sarah devait sortir pour aller voir
Rostand à la campagne, Frédéric et moi sommes à sa porte, armés de kodaks.
Après une heure et demie d'attente, paraît Sarah, qui nous dit de très bonne
foi:
« Je suis exacte, hein! »
Exquise
toilette. Chapeau noir léger, « redingote » mauve, sur une tunique de guipures
blanches et écrues, bracelets de perles. Elle sourit, très aimable, et pose
plusieurs fois devant nos objectifs. Malheureusement il fait noir et ces photos
seront manquées.
8 septembre.
J'arrive
très en retard chez la comtesse de Najac pour déjeuner. On est à table et
mon arrivée est saluée de cris et de huées. Sarah fronce le nez et me fait
: « Oh!... Oh!... Oh!... », en me visant avec son couteau et sa fourchette.
Je m'excuse, m'explique et vais m'asseoir à sa gauche. Elle est en noir, robe
de dentelles touffues, très collante, hausse-col noir avec petit bord en batiste
blanche. Les bracelets de perles sont roulés autour des poignets, sur les
manches serrées, une grande chaîne ornée d'un reliquaire pend sur la poitrine.
Déjeuner assez gai. On cause vivement. Sarah, très
brillante, élève parfois la voix et domine. Il y a Clairin, Mme Lévy, Saryta,
Clunet et deux Viennois. On parle de la mort de Mme Bischoffsheim, survenue à la suite d'une opération. Clairin dit à Sarah :
«Ah!
mesdames, vous avez un tas d'infirmités que nous n'avons pas, nous autres
!
-
Avec ça ! répond Sarah, avec ça ! Vous en avez aussi, et joliment. Et d'abord,
la petite pierre, hein ! la petite pierre qui vient presque inévitablement,
un jour ou l'autre, vous embêter? Et tant d'autres choses ! sans compter...
les « incertitudes », si j'ose m'exprimer ainsi. Il parait que c'est joliment
ennuyeux, les incertitudes ! »
Sarah
dit ça très sérieusement, ce qui déchaîne le rire. Elle mange très peu de
chaque chose, goûtant avec curiosité ; quand on passe des petites casseroles
contenant des champignons, elle dit :
« Je prends mon temps, parce que je veux choisir la plus pleine!»
A
peine l'a-t-elle mise dans son assiette, qu'elle revient à ce qu'elle disait
; mais du bout des lèvres, elle a apprécié le plat, l'a jugé, classé, comme
elle fait de toutes choses, et laissé presque intact.
On
parle de Blowitz, on blague son physique monstrueux, on s'étend sur sa vie,
ses gains, sa situation omnipotente ; on parle même de ses caleçons de bains,
à Trouville. Clairin prétend qu'il avait des caleçons de bains qui lui montaient
jusqu'au cou, mais qu'en entrant dans l'eau, il avait un tel saisissement
qu'il en maigrissait, et que le caleçon glissait. Sarah répond avec une assurance
péremptoire :
«
Ça n'est pas vrai ! Ça n'est pas vrai ! D'abord, il porte toujours des caleçons
avec des manches et un col marin!»
Il
est question du procès de Sarah avec la Comédie-Française. Clunet semble avoir
lu à fond toute la procédure et fait parler Sarah sur certains points précis.
Elle contredit presque tout ce qu'il dit et remet les choses au point. Il
invoque les arguments de Perrin
-
« Mais il était menteur comme un chien! (Pourquoi «comme un chien»?) La véritable
histoire, la voici. »
Et
elle commence une narration longue et détaillée du célèbre conflit, débutant
par ces mots :
«
Perrin était amoureux de Croizette.... » Etc.
![]()
1-.
Petite fille de Sarah.
2- Un soir que je complimentais Coquelin sur la façon dont il chantait une petite
villanelle dans Don César de Bazan, il me dit en plaisantant: « Il faudra
que vous
me donniez des leçons: vous me devez bien ça, puisque c'est moi qui vous ai
fait entrer au Conservatoire !
3-
Elle a toujours eu une sorte d'appréhension en descendant
des marches et, en scène, c'est une idée fixe. De là vient, en grande partie,
cette habitude qu'elle a prise de s'appuyer sur ses partenaires, sur les meubles...
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